Chaque année, avec l'arrivée des fortes chaleurs, les mnemiopsis leidyi, autrement appelées "méduse américaine", arrivent sur le littoral St Mitréen de l'Etang de Berre. Rapidement amalgamés à la méduse, issue de la même famille, ils font fuir, nombre de baigneurs craignant d'être brûlés.
Prenons connaissance avec lui.
Ce pélagique transparent particulièrement réfléchissant mesure entre de 3 à 12 cm de long. Sa forme est globalement ovale. Ces structures sont composées de cellules sécrétant un mucus gluant non urticantes, contrairement aux méduses. Dès lors aucun risque de se baigner à proximité.
Originaire d’Amérique, ce mnemiopsis a été introduit en Europe dans les années 1980. Sa propagation s’est faite par courants marins.
Mnemiopsis leidyi peut engendrer de gros changements dans les écosystèmes qu’il colonise. Son alimentation est variée. Elle se compose essentiellement de microplancton et de larves de poissons. Ainsi son apparition a provoqué la chute de la population d’anchois en mer Noire. On observe aussi sur les côtes de Suède une diminution d’abondance des copépodes calanoïdes, autrement dit de crustacés, allant jusqu'à leur disparition complète en mer Noire.
Sur nos côtes leur introduction pourrait également perturber les périodes de frai et d’alevinage de poissons et avoir de graves répercussions économiques.
Ces modifications de l’écosystème induiraient aussi des changements de la biodiversité.
En somme, cette espèce pourrait engendrer des problèmes écologiques liés à l'équilibre de l'écosystème et des chaînes alimentaires, auxquels il faut rajouter les problèmes économiques consécutifs à la disparition de certains poissons.
/image%2F0385261%2F201302%2Fob_dd1e66b23b07ac946785e91a6e10a5ef_lpsm.png)
