Guignol a tout le temps incarné l’indépendance lyonnaise, grâce à sa verve satirique et insolente, et décrié l’injustice, l’arrogance bourgeoise et les abus de pouvoirs.
En 1808, Laurent Mourguet (1769-1844), canut devenu « arracheur de dents » sculpte une marionnette pour détourner l’attention de ses patients au moment de l’arrachage. Cette marionnette a un visage rond, les pommettes saillantes, le regard malicieux souligné par des sourcils arqués, le tout joliment ponctué par un petit nez retroussé. Ce visage n’est guère éloigné de celui que nous lui connaissons aujourd’hui.Ce sont les frères Neichthauser, sculpteurs, qui imposeront le faciès définitif de Guignol : son demi-sourire et ses fossettes. Les sculpteurs suivants auront la sagesse de ne pas trop toucher à cette physionomie grâce à laquelle désormais l’on identifie immédiatement Guignol.
Guignol de Lyon était en représentation le 4 octobre au complexe sportif René Jauras. Devant un public conquit à sa cause, la marionnette a réussi le tour de force de faire oublier pour un moment les personnages de télévision à la mode et autres mangas.
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